Couple consultant un écran d'ordinateur dans un salon pour comparer des offres de prêt



Information importante

Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en gestion de patrimoine. Consultez un conseiller financier ou notaire pour toute décision patrimoniale.

C’est la question qui revient à chaque premier rendez-vous avec mes clients à Nantes ou Paris : « Laurent, pourquoi payer 2 000 d’honoraires alors que des sites promettent de le faire gratuitement ? » La question est légitime. Quand on prépare un achat immobilier avec un budget serré, chaque euro compte. Et pourtant, la réponse n’est pas aussi binaire que « gratuit contre payant ».

Le marché a radicalement changé. D’un côté, vous avez le courtier de quartier, celui qui connaît le directeur d’agence du coin par son prénom. De l’autre, des acteurs digitaux comme Pretto qui misent sur la technologie et le volume. Entre les deux, une guerre des tarifs qui profite souvent à l’emprunteur… à condition de ne pas se tromper de cible. Si 38 % des Français passent désormais par un courtier comme l’indique l’étude Vousfinancer-OpinionWay 2025 [S2], c’est bien pour gagner de l’argent, pas pour en perdre en frais inutiles.

Dans ce dossier, je vais décortiquer pour vous la structure réelle des coûts. Pas de jargon, pas de « ça dépend » flou. On va regarder ce que vous payez vraiment, ce que la banque paie, et surtout, ce qui reste dans votre poche à la fin.

Courtier en ligne et courtier traditionnel : deux modèles, deux logiques tarifaires

Avant de parler d’euros, il faut comprendre la mécanique. C’est souvent là que la confusion s’installe. Beaucoup d’emprunteurs pensent que le service est le même, juste délivré différemment. C’est faux. La structure de coûts d’une agence physique n’a rien à voir avec celle d’une plateforme digitale, et cela se répercute directement sur votre facture.

Le courtier traditionnel, c’est l’artisan du crédit. Il a une agence, une assistante, des frais de structure fixes et passe beaucoup de temps en rendez-vous physique. Pour rentabiliser ce temps et cette expertise locale, il facture des honoraires de courtage (aussi appelés frais de mandat). C’est son salaire direct. La fonction d’un courtier en immobilier est ici très relationnelle : il vend un accompagnement « cousu main ».

Le courtier en ligne, lui, fonctionne sur le volume. En digitalisant la collecte des documents et l’analyse du dossier, il réduit drastiquement ses coûts de traitement. Ses courtiers ne se déplacent pas, ils traitent les dossiers depuis un siège centralisé. Résultat ? Il peut souvent se permettre d’offrir la gratuité des honoraires au client, se rémunérant uniquement sur la commission versée par la banque (l’apport d’affaires).

Bon à savoir : Que ce soit en ligne ou en agence, la profession est strictement réglementée. Comme le rappelle le registre officiel ORIAS 2026 [S4], tout courtier doit être immatriculé comme Intermédiaire en Opérations de Banque et en Services de Paiement (IOBSP). Les obligations de compétence et d’assurance sont identiques.

Attention toutefois à une idée reçue tenace : « Si c’est gratuit, c’est que je suis le produit ». En crédit immobilier, ce n’est pas tout à fait vrai. La rémunération bancaire est plafonnée et encadrée. Le courtier en ligne ne vend pas vos données, il vend un dossier « propre », complet et analysé à la banque, ce qui fait gagner du temps au banquier. C’est ce gain de temps que la banque rémunère.

Calculer le coût total du crédit inclut les honoraires, les intérêts et l’assurance.



Combien coûte réellement chaque type de courtier en 2026

Entrons dans le vif du sujet. Vous avez votre budget, vous avez repéré ce T3 lumineux, et maintenant vous devez choisir qui va financer tout ça. La différence de coût affiché peut être brutale.

Les frais de courtage affichés : 0€ à 2500€ selon les modèles

Soyons réalistes sur les montants. Dans ma pratique quotidienne, je vois passer des mandats de courtiers traditionnels qui oscillent généralement entre 1 500 € et 3 000 €. En région parisienne, on est souvent plus proche des 2 500 €. En province, ça tourne autour de 1 500 € à 1 800 €. C’est une somme que vous devez sortir de votre apport personnel, car les banques acceptent de moins en moins de la financer dans le prêt.

À l’inverse, la majorité des courtiers en ligne pour les dossiers standards (CDI, apport classique) affichent 0 € de frais de dossier. C’est un argument massue. Sur un apport de 20 000 €, économiser 2 000 € de frais, c’est 10 % de votre apport qui reste disponible pour les frais de notaire ou les travaux.

Voici un comparatif structuré pour visualiser l’impact budgétaire direct :

Le tableau ci-dessous compare les coûts directs et indirects des deux modèles pour un prêt de 250 000 € sur 20 ans.

Comparatif des coûts réels : En ligne vs Traditionnel
Critère Courtier en ligne Courtier traditionnel Impact budget
Honoraires client 0 € (souvent) ~ 2 000 € + 2 000 € d’apport requis pour le tradi
Frais de dossier banque Souvent offerts Négociés (0 – 500 €) Équivalent
Déplacements 0 € (tout à distance) ~ 50 € + temps Gain de temps majeur en ligne
Coût net total 0 € ~ 2 050 € Le modèle en ligne préserve l’apport

Les coûts cachés que personne ne mentionne

Il ne faut pas être naïf. Si le courtier traditionnel est plus cher, il apporte une contrepartie : la gestion de la complexité. Le « coût caché » du courtier en ligne, c’est parfois votre propre temps si la plateforme n’est pas fluide. Vous devez scanner, uploader, remplir. Cependant, les interfaces modernes ont rendu cela trivial, souvent plus rapide que de poser une demi-journée de RTT pour aller au rendez-vous.

Une autre erreur fréquente consiste à ignorer les conditions de marché. Comme l’indique le baromètre taux immobiliers janvier 2026 [S5], avec des taux autour de 3,20%, la marge de manœuvre des banques s’est réduite. Payer des honoraires élevés à un courtier traditionnel ne se justifie que s’il peut aller chercher un taux introuvable ailleurs. Or, les courtiers en ligne accèdent aux mêmes grilles de taux, voire meilleures grâce à leurs volumes.

L’économie réelle sur le taux : le vrai calcul

C’est ici que se joue la vraie bataille. Payer 2 000 € de frais est acceptable si le courtier vous fait économiser 10 000 € d’intérêts. Mais est-ce toujours le cas ?

Dans mon activité d’accompagnement d’emprunteurs, je constate fréquemment une erreur d’analyse : comparer le tarif affiché du courtier sans intégrer l’économie réelle négociée sur le taux. Sur les dossiers que j’ai suivis, cette confusion crée un écart de perception de 2 000 à 5 000 € sur le coût réel du service. Ce constat est limité à mon périmètre d’accompagnement en Île-de-France et régions, et peut varier selon le montant emprunté et le profil.

0,20 point

Écart de taux nécessaire pour « rembourser » 2000€ de frais de courtage (sur 150k€ / 20 ans)

Concrètement : si un courtier traditionnel vous prend 2 000 € mais vous obtient le même taux que le courtier en ligne gratuit (ce qui arrive souvent pour les dossiers standards), vous avez perdu 2 000 € nets. Pour que le courtier payant soit rentable, il doit vous obtenir un taux significativement plus bas (environ 0,20 point de moins) que son concurrent digital.

Étude de cas : Sophie, 34 ans

J’ai accompagné Sophie en 2025 pour son achat à Lyon (280 000 €). Elle hésitait entre un courtier local (1 500 € de frais) et une solution en ligne. Son dossier était solide. Le courtier local lui promettait « du sur-mesure » mais n’a pas pu descendre sous 3,15 %. Le courtier en ligne, gratuit, lui a trouvé du 3,00 % dans une banque régionale concurrente. Bilan : 1 500 € d’honoraires économisés + 0,15 % de gain sur le taux, soit environ 4 200 € d’intérêts en moins sur 20 ans. Un gain total de près de 5 700 €.

Pretto : comment le modèle 100% digital réduit vos coûts

Si la question des coûts est centrale dans votre projet, le modèle de Pretto mérite une attention particulière. En supprimant les agences physiques et en automatisant les tâches administratives chronophages, ce courtier a redéfini les standards tarifaires du marché.

Le fonctionnement est conçu pour l’efficacité. Au lieu de multiplier les rendez-vous, Pretto s’appuie sur une simulation en ligne réalisable en 3 minutes. Derrière cette interface, ce n’est pas juste une calculatrice, mais un algorithme puissant qui compare instantanément les critères de 125 banques partenaires. Cette force de frappe technologique permet d’identifier les établissements les plus agressifs pour votre profil sans intervention humaine coûteuse à ce stade.

Mais attention, digital ne veut pas dire robotisé. Dès que le dossier est qualifié, l’un des 80 courtiers experts prend le relais. Ces experts sont spécialisés par typologie de projet (primo-accédant, investissement locatif, SCI, etc.). Cette spécialisation permet une négociation plus fine : votre expert connaît par cœur les critères d’octroi spécifiques à votre situation. La transparence est totale : vous avez accès aux mêmes informations que votre courtier. Ce modèle hybride (tech + expert) permet à Pretto de proposer un service complet sans facturer d’honoraires de courtage pour la majorité des dossiers, se rémunérant uniquement via l’apport d’affaires bancaire.

L’accompagnement à distance permet de bénéficier d’une expertise pointue sans frais de déplacement.



Quel courtier choisir selon votre profil emprunteur

Dire que le courtier en ligne est « mieux » serait un raccourci malhonnête. Dire que le traditionnel est « dépassé » le serait tout autant. La vérité, c’est que le bon choix dépend de la complexité de votre vie financière.

Je le dis souvent : un marteau est parfait pour planter un clou, moins pour visser une vis. Pour votre crédit, c’est pareil. Si votre dossier sort des cases habituelles, l’automatisation peut montrer ses limites. À l’inverse, payer le prix fort pour un dossier simple est un gaspillage.

Pour vous aider à trancher, voici un arbre décisionnel basé sur les cas que je traite :

Choisir le type de courtier selon votre situation

  • Vous êtes en CDI, primo-accédant, dossier « standard » :
    Foncez vers le courtier en ligne. Les algorithmes sont calibrés pour vous, vous économiserez les frais de mandat.
  • Vous êtes investisseur (multi-projets) ou en SCI :
    Un courtier en ligne avec suivi dédié est souvent très performant car il a une vision globale des offres nationales, pas juste locales.
  • Vous avez un profil très atypique (CDD récent, intermittent, sans apport) :
    Le courtier traditionnel spécialisé peut avoir un « poids » relationnel local avec un directeur d’agence précis pour faire passer le dossier « au forceps ».
  • Vous êtes expatrié ou non-résident :
    Orientez-vous vers un courtier traditionnel expert en non-résidents, car les normes de conformité exigent souvent une gestion papier lourde.

Vos questions sur les frais de courtage immobilier

Questions Fréquentes

Un courtier gratuit est-il vraiment gratuit ?

Oui, pour vous. Il est rémunéré par la banque (environ 0,5% à 1% du montant du prêt) en tant qu’apporteur d’affaires. La loi interdit de vous facturer des frais cachés. C’est le même principe qu’une agence de voyage rémunérée par la compagnie aérienne.

Le courtier en ligne négocie-t-il moins bien ?

Au contraire. Grâce aux volumes énormes qu’ils apportent aux banques, les courtiers en ligne disposent souvent de conventions nationales très avantageuses. Un courtier local isolé peut avoir moins de poids face à une direction régionale.

Peut-on négocier les frais d’un courtier traditionnel ?

Tout se négocie. Si votre dossier est excellent (gros apport, revenus élevés, épargne résiduelle), le courtier a tout intérêt à vous garder car il touchera aussi la commission bancaire. N’hésitez pas à demander un geste commercial sur les honoraires.

Mon avis final

Il faut arrêter de diaboliser le digital ou d’idéaliser le « proche de chez vous ». En 2026, payer 2 000 € pour qu’un intermédiaire transmette un dossier PDF standard à trois banques locales est une aberration économique. Si les prévisions taux 2026 France Épargne [S6] se confirment avec une hausse vers 3,50%, vous aurez besoin de chaque euro de votre apport.

Ce que je recommande : Commencez toujours par une simulation en ligne chez un acteur comme Pretto. C’est gratuit, sans engagement, et ça vous donne une « boussole » de taux. Si l’offre vous convient, foncez. Si votre dossier bloque à cause d’une spécificité très locale ou juridique, alors seulement, allez voir un spécialiste de quartier avec cette offre en main pour le challenger.

Cet avis est basé sur mon expérience de terrain en Île-de-France et régions. Chaque situation nécessite une analyse personnalisée.

Rédigé par Laurent Mercier, conseiller en financement immobilier exerçant en cabinet indépendant depuis 2018. Basé en région parisienne, il a accompagné plus de 200 emprunteurs dans leur recherche de crédit immobilier, avec une spécialisation sur les dossiers primo-accédants et profils atypiques (CDD, auto-entrepreneurs). Son expertise porte sur l'optimisation des conditions de financement et la comparaison des offres bancaires sur les marchés francilien et régionaux.